Home ARTICLES Alimentation et diabète
ARTICLES - juillet 28, 2018

Alimentation et diabète

                     Alimentation et diabète

 

1 .le diabétique et le choix de l’alimentation

Le choix des aliments est aussi important que la façon dont nous les avalons, régulièrement et lentement. De ce choix dépend notre équilibre physique, qui nous met à l’abri des maladies. Aussi, influence-t-il notre activité mentale et de même que notre comportement. Nous sommes la résultante de ce que nous mangeons! Ce constat se vérifie chez les diabétiques.

En effet, la progression vertigineuse du nombre de diabétiques telle  une épidémie est beaucoup liée à notre (mauvaise) alimentation.

Bien manger en général et en particulier chez le diabétique, ce n’est pas consommer ce qui est cher. C’est surtout, se nourrir en fonction de ses capacités financières, son état de santé, ses activités, son âge, son environnement et du temps.

Ainsi, bien manger devient-il un art de vie, un art. Car “manger” est une chose, et savoir combiner les aliments à table en est une autre.

On remarque que dans certains foyers, toute la famille est victime du diabète. Le diabète est héréditaire! Me répondrez- vous. C’est vrai. Cependant, nous avons à préciser que toute la famille mange à la même table. Et tous sont exposés aux mêmes risques alimentaires. D’où, l’alimentation est le premier constat des troubles liés au diabète; car, généralement, la servante est aussi affectée. Et pourtant celle-ci n’est dans cette famille que pour travailler. [1]

Plus grave, beaucoup d’hommes, de femmes et d’enfants (familles) sont diabétiques sans le savoir. Ils s’ignorent malades parce qu’ils n’éprouvent aucun symptôme (signe) hormis un surpoids, une légère fatigue ou une fréquente envie d’uriner. Vers la cinquantaine, la femme penserait à la ménopause, et 1’homme à la prostate. Et la maladie n’est alors diagnostiquée qu’au moment des complications souvent très graves et irréversibles: insuffisance rénale, cécité, artérite des membres inférieurs, est plus visuel (Accident Vasculaire Cérébral) (A.V. C.)

Les personnes atteintes ont des récepteurs insuliniques devenus insensibles en raison de leur surpoids, de leur sédentarité, qui oblige le pancréas à fabriquer plus d’insuline pour métaboliser correctement le sucre.En corrigeant l’alimentation, on améliore la santé du diabétique de type 2 dans plus de 85% des cas.

Ainsi, Hippocrate avait vu juste en affirmant 500 avant notre JC que: “notre alimentation soit notre médicament et que nos médicaments soient notre alimentation.” En d’autres mots, il voudrait demander à chacun de faire attention à tout ce qu’il consomme; car autant que ce que nous mangeons nous aide à acquérir la santé, autant cette alimentation peut dégénérer notre bien-être.Voilà pourquoi des sages affirment qu’on” creuse chaque jour sa tombe avec ses dents.”

L’alimentation du diabétique doit être adaptée à chaque patient. La prescription d’un régime doit donc être précédée d’une enquête alimentaire précisant l’horaire, la composition des repas, les quantités consommées, les boissons, les prises alimentaires en dehors des principaux repas. Il faudra en outre tenir compte du poids actuel, de l’existence éventuelle d’antécédents d’obésité et des activités physiques du sujet.

On supprime les aliments au goût beaucoup sucré. Inconvénient, on privilégie les glucides complexes à l’absorption lente. Qu’il soit iso calorique (patient de poids normal) ou hypocalorique (diabétique obèse), le régime comporte une éviction aussi complète que possible des sucres à absorption rapide (oses et diholosides) à l’exception des fruits et du lait qui peuvent être consommés en quantité limitée. Cela revient à réduire les aliments au goût sucré. Inversement, on privilégie les glucides complexes à absorption lente, comme l’amidon (pain, pomme de terre, riz, pâtes..”) et à l’absorption très lente (légumes secs). Il faut éviter la monotonie alimentaire. Aussi est-il très important que le patient connaisse les équivalences glucidiques des principaux aliments.

Le régime une fois institué, c’est-à-dire adapté à un schéma d’insulinothérapie, doit rester constant dans ses divers aspects : quantités de glucides et leur répartition aux différents repas et collation, horaires des repas .  La régulation horaire des repas est surtout impérative chez les diabétiques sous traitement insulinique conventionnel.

Germain Houra

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir aussi

LE DIABÈTE DE ANTIQUITÉ A NOS JOURS

Le diabète est défini comme une augmentation de sucre dans le sang (hyperglycémie).Le nom …