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DITES- MOI DOCTEUR - novembre 1, 2018

AVC… COMMENT EVITER?

Qu’est-ce qu’un AVC ?
L’accident vasculaire cérébral (AVC ou, plus communément, attaque cérébrale, embolie cérébrale ou apoplexie) se caractérise par une lésion d’une partie du cerveau à la suite de l’obstruction d’un vaisseau (accident ischémique ou infarctus cérébral) ou par la rupture d’un vaisseau sanguin et l’accumulation d’une poche de sang (accident hémorragique ou hémorragie cérébrale).
L’interruption du flux sanguin, ou l’accumulation de sang lors d’accidents hémorragiques, provoque la destruction par asphyxie des cellules nerveuses (ou neurones) dans la région concernée. Les conséquences de l’AVC varient selon la zone du cerveau touchée et l’ampleur des lésions.

Qu’appelle-t-on accident ischémique transitoire ?
L’accident ischémique transitoire (AIT) est une forme légère d’AVC causée par l’interruption temporaire du débit sanguin dans une partie du cerveau. Dans le cas d’un AIT, les symptômes durent moins d’une heure et ne laissent pas de signe anormal. Le risque de survenue d’un AVC à la suite d’un AIT est élevé. De ce fait, comme l’AVC, l’AIT est une urgence médicale.

Quels sont les symptômes cliniques de l’AVC et de l’AIT ?
Les symptômes de l’AVC et de l’AIT sont similaires, mais ceux de l’AIT durent moins d’une heure et disparaissent spontanément. Ces symptômes se manifestent subitement et ne précèdent l’accident que de quelques minutes ou de quelques heures.
Il est important de connaître les principaux signes d’un AVC et d’un AIT pour bénéficier rapidement d’un traitement :
• apparition soudaine d’une difficulté à s’exprimer (dysarthrie, aphasie) ;
• paralysie ou engourdissement soudain d’un côté du visage, d’un bras ou d’une jambe (hémiplégie) ;
• mal de tête soudain et violent, sans cause apparente.
L’intensité des symptômes observés lors d’un AVC ne permet pas de prévoir l’intensité d’éventuelles séquelles. Un AVC ayant entraîné des symptômes sévères et variés peut ne laisser que peu de séquelles. Cela est imprévisible.

Que faire en cas de symptômes évoquant un AVC ou un AIT ?
Lorsqu’une personne présente des symptômes qui suggèrent un AIT ou un AVC, il faut immédiatement l’envoyer vers un service d’urgence d’un hôpital.

Pourquoi développe-t-on un AVC ou un AIT ?
L’accident ischémique est le résultat du blocage du flux sanguin par un caillot ou un fragment de plaque d’athérome (un dépôt de cholestérol sur la paroi interne d’un vaisseau sanguin) formé localement ou provenant d’une autre partie du corps et emporté dans la circulation sanguine.
L’accident hémorragique est causé par un saignement dans le cerveau ou sous les méninges (enveloppes du cerveau) qui se produit après la rupture d’un vaisseau sanguin. Les hémorragies cérébrales peuvent être provoquées par une hypertension artérielle non contrôlée ou, dans certains cas, être liées à des anomalies de structure des vaisseaux sanguins appelées anévrismes. Les anévrismes sont des déformations d’une artère formant une petite poche dont les parois fragiles finissent par céder et provoquer une « rupture d’anévrisme ».
Lorsqu’une personne a développé un accident ischémique transitoire (AIT), elle risque de développer un AVC dans la semaine qui suit. Ce risque est plus élevé chez les personnes de plus de 60 ans, celles qui souffrent d’hypertension artérielle ou de diabète. Ce risque est également plus élevé chez les personnes qui développent des AIT qui se répètent de façon rapprochée : plus de deux en 24 heures ou plus de trois en 72 heures.

Quels sont les facteurs favorisant la survenue d’un AVC ou d’un AIT ?
Certains facteurs favorisent, à un degré divers, la survenue d’AVC ou d’AIT.
• L’âge. Le risque d’AVC ou d’AIT augmente avec l’âge.
• Les antécédents d’AVC ou d’AIT.
• L’hypertension artérielle non contrôlée par les traitements.
• Certaines maladies cardiaques, comme la fibrillation auriculaire, favorisent la formation de caillots.
• Le tabac.
• Le diabète non contrôlé par des traitements.
• L’excès de cholestérol.
• L’absence d’activité physique régulière.
• La consommation élevée de boissons alcoolisées.

Peut-on prévenir les AVC et les AIT ?
La prévention des AVC et de leur rechute consiste à appliquer les règles qui visent à prévenir l’hypertension artérielle et l’excès de cholestérol dans le sang : alimentation équilibrée, maintien d’une activité physique régulière, arrêt du tabac et réduction de la consommation de boissons alcoolisées.
Les personnes souffrant d’hypertension artérielle, d’excès de cholestérol, de diabète ou de troubles cardiaques doivent veiller à prendre leurs traitements au rythme et à la dose prescrits par leur médecin.

Comment diagnostique-t-on un AVC ou un AIT ?
Le diagnostic est évoqué devant des symptômes neurologiques d’apparition soudaine (paralysie, perte visuelle, difficulté à s’exprimer, etc.). Des examens complémentaires (TDM/IRM) peuvent aider le médecin à poser un diagnostic et à distinguer un accident ischémique d’un accident hémorragique. Lors d’accident ischémique, d’autres examens (angiographie cérébrale…) sont utilisés pour déterminer l’origine du caillot ou de la plaque d’athérome responsable de l’obstruction du vaisseau.
Le diagnostic d’un AIT repose essentiellement sur l’interrogatoire du patient. Les symptômes ont spontanément disparu et aucune image anormale n’apparaît.

Comment soigne-t-on un AVC ?
Comme l’AIT, l’AVC doit être très rapidement pris en charge médicalement pour éviter des lésions irréversibles et faciliter la récupération. Dans certains cas, un traitement chirurgical est nécessaire, par exemple pour vider une poche de sang qui compresse une partie du cerveau.
Le traitement de l’AVC par des médicaments se divise en traitements de la phase aiguë et en traitements à long terme destinés à prévenir les rechutes.
Pour éviter toute automédication, nous n’allons pas énumérer les médicaments pour la prise en charge médicamenteuse.
Les traitements à long terme de l’AVC sont destinés à prévenir l’apparition de nouveaux caillots chez des patients qui ont subi un accident ischémique.
De plus, des traitements sont prescrits pour traiter une éventuelle hypertension artérielle, un excès de cholestérol ou un diabète. Enfin, des conseils d’hygiène de vie et de diététique doivent être suivis : arrêt du tabac, modération dans la consommation de boissons alcoolisées, contrôle du poids par une alimentation équilibrée et une activité physique régulière (au moins 30 minutes par jour).

La rééducation dans le traitement de l’AVC
La rééducation est un élément essentiel de la prise en charge de l’AVC qui a prouvé son efficacité, même dans le cas d’AVC sévère. Selon les symptômes, elle peut être assurée par un kinésithérapeute, un ergothérapeute ou un orthophoniste.
Pour être pleinement efficace, la rééducation doit débuter le plus tôt possible après l’AVC, dès les premières heures d’hospitalisation. Elle sera poursuivie dans un centre spécialisé, puis à domicile.
L’activité physique adaptée dans la prise en charge des AVC
L’activité physique adaptée (APA) fait partie des traitements non médicamenteux des suites d’un accident vasculaire cérébral (AVC). En effet, la pratique régulière d’une activité physique contribue à une meilleure maîtrise de la pression artérielle et aide les patients à surmonter les éventuelles séquelles neuromotrices (paralysies).
De nombreuses activités sportives peuvent être adaptées pour pouvoir être pratiquées par les personnes ayant eu un AVC : par exemple, athlétisme, karaté et tennis de table.
Dans le cadre des suites d’un AVC, le médecin traitant peut désormais prescrire de l’Activité Physique Adaptée en précisant les objectifs recherchés (maîtrise de la pression artérielle, réacquisition des mouvements et de l’autonomie, contrôle du poids, etc.) et les contre-indications propres au patient.
Les patients qui ont recours à ces activités adaptées témoignent de bénéfices physiques (par exemple sur l’autonomie et l’endurance), mais également de bénéfices psychosociaux (lutte contre l’isolement, meilleure image de soi).

Dr Agnes

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