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EDITORIAL - octobre 25, 2018

Le cancer,une maladie de l’antiquité mais d’actualité

LE CANCER, UNE MALADIE DE L’ANTIQUITE MAIS D’ACTUALITE.

Octobre est déclaré « mois rose » dédié à la lutte contre le cancer. Une telle initiative permet d’interpeller tous sur la dangerosité de ce mal. Cette maladie existe sous plusieurs formes dont la plus connue dans notre cité est celui du sein chez la gente féminine. Cependant, nous souhaitons partager notre analyse sur l’origine du mot cancer, la typologie et quelques grandes découvertes notables de lutter contre la maladie.
Le cancer est une maladie qui est aussi vieille que l’humanité. En effet, dans l’antiquité sous le règne d’Amenhotep Ier (1518-1497 av. J.-C.), on a découvert des signes de corps portant les stigmates de tumeur ulcérée. Hérodote auteur grec, nous apprend qu’Atossa, fille du roi Cyrus et femme de Darius était appelée vers 525 av. J.-C. « Démocedès » pour une tumeur ulcérée du sein qu’il réussit à guérir.
En effet, le traitement du cancer dépendait du degré d’avancement de la maladie. Hyppocrate (460-370 av. J.-C.) donne le nom « carcinome » mot dérivé du crabe à des grosseurs qui deviennent progressivement fatales. Durant les trois siècles précédents Hyppocrate, plusieurs études seront menées mais elles connaitront moins de progrès.
Toutefois, plusieurs types de cancers furent révélés avec Aretaeus (2ème siècle av. J.-C.) comme le cancer de l’utérus. Aussi, Aulus Cornelius Celsus (25 av. J.-C-50 ap. J.-C), ce médecin romaine explique que le cancer apparaissait surtout dans les parties supérieures du corps, comme le visage, le nez, les oreilles, les lèvres mais aussi au niveau des seins. Il décrit les différents degrés dans l’évolution de la maladie.
D’abord, au premier, degré appelé en grec « Cacoethes » pouvaient être traité par excision, ensuite le second degré définit par carcinome sans ulcération. Enfin, l’étape ultime est une lésion exubérante.
Outre, ces médecins susmentionnés, le Xème et XIème siècle, on assiste à l’émergence des notions cancérologiques avec les médecins arabes qui ont expliqué l’évolution de la maladie. Au XIXème siècle, Johannes Peter Müller (1801-1858), grâce à l’invention du microscope, cet anatomiste allemand donne la première définition valable du cancer : « il s’agit d’une tumeur constitué de cellules. Elle bouleverse la structure des tissus. Elle est au début constitutionnel puis elle récidive après l’extirpation et elle tue.
Néanmoins, les remèdes sont aujourd’hui nombreux et évoluent à travers plusieurs techniques. En effet, en 1895 et 1889, respectivement Wilhelm Conrad Roemtegen et Pierre Curie découvrent les rayons x et le radium qui furent à l’origine de la radiothérapie. En 1904, Danlos, à l’hôpital St-Louis de Paris expérimente pour la première fois cette méthode sur des tumeurs humaines.
Les médecins Katsusaburo Yamagiwa (1863-1930) et Koichi Itchikawa (1888-1934) sont les premiers à induire des cancers de la peau avec des substances chimiques (goudron) entre 1918-1925. Ils ont démontré que l’application de goudron (uniquement avec des variétés de goudron contenant de l’anthracène) induisait des tumeurs cutanées. Ainsi, le biologiste Paul Ehrlich (1854-1915), ouvre l’ère de la chimiothérapie qui ne fût effective qu’à partir de 1940, époque à laquelle on découvrit l’effet thérapeutique du gaz moutarde. On trouva enfin, les premières substances chimiques s’opposant à la division cellulaire. Ces substances sont aujourd’hui le fondement de la chimiothérapie. En outre, les scientifiques continuent de multiples recherchent concernant les relations entre le cancer et l’ADN avec les différentes techniques génomique et protéinique.  
Le cancer est une maladie vieille dont les chercheurs depuis Hyppocrate tendent de trouver des méthodes afin de l’endiguer. Aujourd’hui, le cancer est l’une des causes de la mortalité, pour vite en diagnostiquer et permettre une prise en charge optimale, il faut un dépistage.

Bibliographie
BARIETY M., COURY C., « Histoire de la médecine », PUF, seconde édition, 1978.
LECA A.-P., « La médecine égyptienne au temps des pharaons », Dacosta, 1971.

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