MORTALITE MATERNELLE : QUELLES SOLUTIONS ?

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  1. Accouchement à domicile

614 décès maternel pour 100.000 naissances vivantes chaque année en côte d’ivoire. Incroyable mais vrai Que pouvons-nous faire pour réduire ce taux à Zéro ?

Un des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) fixé par les Nations Unies était de réduire la mortalité maternelle en 2015. Cet objectif représentait un défi de santé mondial de la plus haute importance. Et pourtant la mortalité maternelle est continuellement en hausse malgré qu’elle puisse être évitée.

Le taux de mortalité maternelle (TMM) est le nombre annuel de décès de femmes pour 100 000 naissances vivantes pour toute cause liée ou aggravée par la grossesse ou sa prise en charge (à l’exclusion des causes accidentelles). Le TMM comprend les décès pendant la grossesse, l’accouchement ou dans les 42 jours suivant l’interruption de la grossesse, quelle que soit la durée et le lieu de la grossesse, pour une année déterminée.

Dans beaucoup de pays à faibles ressources, peu de progrès ont été réalisé pour atteindre les deux Objectifs du millénaire pour le Développement (OMD) censé tendre vers ce but, à savoir l’OMD 4 et l’OMD 5. La quasi-totalité des décès maternels surviennent dans les pays en développement, ce qui fait de la mortalité maternelle la statistique sanitaire montrant la plus grosse disparité entre les pays développés et pays en développement.

Selon l’OMS, le nombre de décès maternel  de 2008 à 2015 a augmenté au vue des chiffres des différents pays :

MALI : 830 en 2008 ; 540 en 2010 ; 587 en 2015

GUINEE : 680 en 2008 ; 610 en 2010 ; 679 en 2015

COTE D’IVOIRE : 470 en 2008 ; 400 en 2010 ; 645 en 2015

BURKIN FASO : 560 en 2008 ; 300 en 2010 ; 371 en 2015

source : données OMS

 

NOUS OBSERVONS que le taux de mortalité maternel est resté élevé dans les pays en développement jusqu’en 2015 malgré tous les efforts consentis. L’évolution vers les OMD a été décevante. Les programmes visant à améliorer la santé maternelle et à prévenir la mortalité des mères ont-elles pu atteindre  leurs cibles ?sont-elles efficaces ?

La mortalité maternelle et néonatale représente, donc toujours, une véritable tragédie dans le monde. En Côte d’Ivoire, 614 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes sont comptés en 2017 selon UNFPA.

Qu’est ce qui ne va pas ? Pour y remédier ne serait-il pas nécessaire de renforcer la formation en fonction des réalités de la communauté, faciliter l’accès à des centres de soins équipés pour chaque femme, disposer d’un personnel compétent et disponible pour la prise en charge des femmes en couche.

L’atteinte de ces objectifs de réduction de la mortalité maternelle et néonatale ne doit-elle pas être envisagée à travers une couverture suffisante et équitable des professionnels de santé entre les villes et les campagnes, par la formation continue des agents et l’évaluation fréquente des hôpitaux et maternités ?

  1. fière d’être mère

Médecins Gynécologues, Sage –femmes sont très souvent indexés face au décès des femmes en couche. Et pourtant ces braves hommes et femmes sont des professionnels de leur métier. A tort ou à raison, pour la plupart des citoyens ivoiriens, les décès maternels sont dû au laxisme des Sages-femmes et des Médecins-Gynécologues. Ces héros constituent un tandem qu’on ne devrait pas séparer pour rien au monde car ils ont en commun de pouvoir aider la femme à donner la vie. Lorsque la Sage –femme atteint ses limites, le médecin gynécologue prend le relais avec l’intervention chirurgicale et la prise en charge des pathologies de la mère. Ces agents de la sante jouent un rôle très sensible au sein de nos familles et de nos communautés. Autorités politiques, administratives… devraient aisément comprendre l’importance du rôle joué par ces  agents indexés en leur mettant a disposition tout le matériel nécessaire pour sauver des mères en couches mais aussi des bébés.

Lorsqu’elle ne se complique pas, la grossesse devrait être un processus naturel et simple qui aboutit à l’accouchement, et nécessite peu d’intervention extérieure. Toutefois, dans la pratique, puisque l’issue de la naissance est imprévisible, il est souhaitable que l’accouchement se fasse en présence du personnel qualifié et apte à prendre correctement en charge les complications si elles surviennent. Or, le sens du retard (transport, diagnostique, thérapeutique), l’inaccessibilité aux professionnels de santé… sont des réalités quotidiennes. D’où les différents niveaux de responsabilité. Et pourtant, les émotions sont au-dessus de toutes les réflexions quand il y a un drame.Nous n’avons pas la prétention d’identifier la cause de ces décès mais souhaitons juste que les autorités, averties, apportent des solutions pour réduire considérablement la mortalité maternelle en Côte d’ivoire. Ainsi, la construction de l’hôpital Mère-Enfant à Bingerville par la première Dame de Côte d’Ivoire, la gratuité de la césarienne… se présentent comme une solution efficace à reconnaitre. Il reste beaucoup à faire, nous osons compter sur la volonté manifeste du chef de l’ETAT, sur le sens maternel de la première dame et du ministre de la Santé et de l’hygiène public pour accroître les actions en faveur de la réduction de la mortalité maternelle. Par exemple l’institutionnalisation des revues de décès maternel, la construction des maternités au sein des villages, la dotation d’une ambulance aux différents centre de santé et maternité, le renforcement technique des capacités des professionnels de la santé mère enfant, des campagnes de sensibilisation par des ONG spécialisées… pourraient être des solutions aux problèmes posés.Peut-être ne serait il pas opportun de limiter les évacuations sanitaires des femmes enceintes en installant dans chaque maternité un gynecologue! En outre, il serait préférable d’améliorer l’état des routes pour une évacuation plus rapide. Que reste-t-il à faire ? Que chacun y pense pour sauver une mère, une sœur, une fille…

AGNES

 

Sources

1 .http://grossesse1clic.e-monsite.com/pages/afrique-2-1.html

2 .www.who.int

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