Paludisme, Dengue, Fièvre jaune : Méfions-nous de l’eau qui dort

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De père en fils comme de mère en fille, plusieurs ‘’potions-remèdes’’ sont transmises de génération en génération comme pour sauvegarder les traditions médicinales. Mais cela n’empêche pas au paludisme de sévir toujours en zone tropicale. Depuis un certain temps, des maladies ayant des similitudes avec le paludisme se signalent fortement par de nombreux dégâts. Dans un passé très récent,  une épidémie de la maladie a virus Ebola était aux portes de la Côte d’Ivoire. Fort heureusement les autorités Politiques et sanitaires ont pris toutes les mesures pour épargner la population ivoirienne de cette épidémie. Mais hélas, cette fois-ci, comme un coup de tonnerre dans un ciel serein c’est une épidémie de fièvre jaune qui surgit de nulle-part alors que des campagnes de lutte contre l’épidémie de Dengue sont toujours en cours. Le Journal Médical Ivoirien ne pouvait pas rester en marge de cette lutte, c’est pourquoi nous avons décidé de présenter aux populations les points communs des trois maladies mais surtout exposer quelques moyens de préventions efficaces afin que chacun d’entre nous puisse être à l’abri. QU’EST-CE  QUE LA DENGUE, LA FIEVRE JAUNE ET LE PALUDISME ? La dengue est une maladie virale aigue transmise à l’homme par la piqûre d’un moustique infecté. Ce moustique pique surtout pendant la journée. La fièvre jaune est une maladie virale aigue transmise par un moustique infecté par le virus amaril. Le paludisme est une maladie  provoquée par le parasite plasmodium et transmise par une piqûre de moustique infecté. La gravité du paludisme varie en fonction de l’espèce du plasmodium OU VIVENT CES MOUSTIQUES ? Ces moustiques vivent et se reproduisent généralement dans les eaux stagnantes et les récipients d’eau non couvert (canaris, vieux pneus, pots de fleur….) EPIDEMIOLOGIE
  • DENGUE
Les vecteurs de la dengue sont des moustiques du genre Aedes : Aedes aegypti est le vecteur majeur. Aedes albopictus, le moustique tigre, est l’espèce la plus largement disséminée au monde ces dernières années. Les virus se transmettent à l’homme par la piqûre des moustiques femelles infectés. L’homme infecté peut transmettre l’infection pendant 4 à 5 jours (au maximum 12 jours) par l’intermédiaire des moustiques. L’augmentation du nombre de cas de dengue peut être expliquée par la croissance démographique incontrôlée de certaines régions du globe, une urbanisation sauvage et l’absence de politique adéquate de gestion de l’eau, mais aussi par la propagation des virus de la dengue par le biais des voyageurs, ainsi que l’essoufflement des programmes de lutte anti-vectorielle.
  • FIEVRE JAUNE
L’OMS estime chaque année à 200 000 le nombre de cas de fièvre jaune et à 30 000 le nombre de décès dus à cette maladie dans le monde. La maladie sévit dans les régions intertropicales d’Amérique et d’Afrique, là ou la couverture vaccinale est faible. L’Afrique est le continent le plus touché, avec 95% des cas recensés dans le monde. La fréquence des épidémies et des cas isolés à régulièrement augmenté au cours de ces dernières années. Autrefois limitées à la savane et en bordure de forêt, les épidémies africaines gagnent les cités en expansion qui procurent aux moustiques de nouveaux gîtes (vieux pneus, bidon pleins d’eau). En témoigne les épidémies à Abidjan en Côte d’Ivoire en 2001 et 2008 et  juillet 2019 (en cours)
  • PALUDISME
Selon le dernier rapport sur le paludisme dans le monde, publié en novembre 2018, il y a eu 219 millions de cas de paludisme en 2017, contre 217 millions en 2016. La région africaine support une part disproportionnée de la charge mondiale. En 2016, 90% des cas de paludisme et 91% des décès dus à cette maladie sont survenue dans cette région. 80% de la charge de morbidité due au paludisme pesaient sur une quinzaine de pays, plus de la moitié sont situé en Afrique subsaharienne. En 2017 près de la moitié des cas dans le monde ont été enregistrés dans cinq pays dont 4 sont en Afrique (Nigeria, RDC, Mozambique, Ouganda) et UN en Asie (Inde). Certain groupe de la population cour un risque plus élevé que d’autres de contracter le paludisme et d’être gravement atteints : les nourrissons, les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, les personnes porteuses du VIH ou atteinte du SIDA, les migrants non immunisés, les populations itinérantes et les voyageurs. COMMENT SE TRANSMET LA DENGUE, LA FIEVRE JAUNE ET LE PALUDISME ? La dengue se transmet à l’homme par la piqûre d’un moustique infecté du genre aèdes. Le virus de la fièvre jaune est transmis à l’homme par la piqûre de moustique appartenant au genre aèdes. Le paludisme se transmet par les piqures du moustique : Anophèle femelle. Le vecteur du paludisme pique entre le crépuscule et l’aube. Les anophèles pondent leurs œufs dans l’eau. Ces œufs éclosent en larves puis deviennent des moustiques adultes. Les moustiques femelles recherchent un repas sanguin pour nourrir leur œufs ; d’où la piqûre humaine. PEUT-ON  EN GUERRIR ?
  • DENGUE
Oui, lorsque le malade se rend rapidement à l’hôpital pour une prise en charge adéquate.
  • FIEVRE JAUNES
Oui, lorsque le malade se rend rapidement à l’hôpital pour une prise en charge adéquate. TOUTE FORME CURABLE ENTRAINE UNE IMMUNITE à VIE. Les médecins très bien ce qu’il faut faire fasse a un cas de fièvre jaune.
  • Paludisme
Oui, la prise en charge est bien codifiée. Les médecins ont une bonne maitrise du traitement du paludisme simple et grave. Prévention et lutte La vaccination contre la fièvre jaune est la seule vaccination obligatoire pour les voyageurs se rendant en zone endémique. La présence de sites de reproduction du moustique vecteur à proximité des lieux d’habitations constitue un sérieux facteur de risque. La prévention et la lutte reposent dans une grande mesure sur la réduction du nombre des récipients naturels et artificiels contenant de l’eau qui favorisent la reproduction des moustiques : c’est la lutte anti-vectorielle. Cela passe par l’assainissement de l’environnement. Une lutte efficace passe par la lutte anti-vectorielle qui permet de :
  • vider toutes les retenues d’eau après chaque pluie
  • Assécher les eaux stagnantes
  • Eviter de garder les récipients contenant de l’eau non couvert
  • Se débarrasser des objets usagés qui favorisent la présence et la reproduction des moustiques (canaris, casserole, vieux pneus, carcasse de véhicule)
  •  Désherber les alentours des maisons
  • Utiliser des produits répulsifs sur les pneus
  • Détruire les bananières et autres plantes à feuille engainante dans les habitations et aux alentours
  • Changer tous les deux jours l’eau du pot de fleur
  • Dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide
  • Porter des vêtements qui couvrent le corps
  • Mettre les grille anti moustiques aux portes et fenêtre des maisons
  • pulvériser des insecticides pour tuer les moustiques, en les appliquant sur les surfaces à l’intérieur et autour des récipients où les moustiques se posent, et en traitant l’eau contenue dans ces récipients afin de tuer les larves.
Agnes

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